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Interview avec Sandrine Bailly
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Es-tu satisfaite de ta saison jusqu'à présent ?
Oui, ça va. Je suis contente de ma forme, qui est bonne en ce moment. Et mon tir est bon lui aussi.
Que penses-tu ou espères-tu faire aux Jeux ?
Une médaille est à ma portée dans toutes les courses. Je veux gagner, c'est clair. Qui ne le veut pas ?
…et en ce qui concerne le relais?
Il y a beaucoup de bons relais, l'Allemagne, la Russie, la Norvège…. Il faudra qu'on soit très, très fortes pour décrocher une médaille.
En supposant que tu fasses l'une ou l'autre médaille d'or aux JO, cela voudrait dire qu'à 26 ans, tu aurais gagné tout ce qui peut l'être. Après cela, peut-on encore se motiver ou penses-tu prendre ta retraite sportive ?
Je n'en sais rien. Les Jeux sont bien sûr un but de première importance. Mais si après cette année, je ne trouve pas d'autre but, là ce sera dur. Mais pour l'instant je n'en sais encore rien.
Décris un peu l'atmosphère dans l'équipe !
On a toujours une très bonne ambiance dans l'équipe.
Quel souvenir gardes-tu de ta première course de Coupe du monde ?
C'était à Lahti. C'était un individuel et ce fut pénible. Si mes souvenirs sont bons, j'ai fini 42ème, mais j'étais contente quand même. Je me suis dit qu'il fallait vraiment s'arracher, que c'était dur, mais que les autres n'étaient pas imbattables.
Jusqu'ici, c'était à Osrblie, en 2003, que tu avais fait tes meilleures courses. Cela a-t-il changé après la saison passée ?
C'est à Osrblie que j'ai fait mon premier doublé sprint-poursuite. Mais l'année passée, j'ai aussi eu une bonne passe à Pokljuka. Gagner une poursuite, c'est toujours un grand moment.
Comment juges-tu les dernières innovations qu'a connues le biathlon ?
Auf Schalke, c'est quelque chose de différent. Il y a beaucoup de suspense, il y un nombreux public et une ambiance spéciale. On est plus nerveux qu'à l'ordinaire, un peu comme à Oberhof. Sauf que là le public est tout autour de nous, c'est encore plus dur. Mais c'est marrant !
As-tu une idole, quelqu'un que tu prennes comme modèle ?
Il y a beaucoup de personnes que j'aime et que j'admire, mais je serais bien en peine d'en citer une en particulier comme modèle.
Ton titre de première de la Coupe du monde ne fut-il qu'un prix de consolation pour tes Championnats du monde ratés d'Hochfilzen ou est-ce plus que cela ?
Beaucoup plus que cela! Des Championnats du monde, il y en a chaque année. Non, c'est beaucoup mieux ; pour un titre de champion du monde, il suffit de gagner une seule course, alors que pour la Coupe du monde, il faut être bon durant toute la saison.
Ce titre a-t-il amené des changements ?
Non.
Tu comptes parmi les coureuses les plus rapides du circuit. As-tu songé à imiter des gens comme Ole Einar Bjoerndalen ou Lars Berger en participant à des courses de Coupe du monde de ski de fond ?
Je n'en sais rien. Je ne sais pas si je suis assez costaude comme biathlète... parce que les fondeuses sont vraiment fortes ! Peut-être …
Interview menée par Anne Gassner & Karolin Hemp en Janvier 2006
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